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12月4日
Vendredi 4 décembre 2009
Jeu n° 18
Game over !
Explorez maintenant la librairie imaginaire...
Merci à tous, et bravo pour votre talentueuse, imaginative, prolifique et humoristique (ouf !) production d'oeuvres imaginaires.
Voici donc, en récapitulatif, (classées par ordre alphabétique des aminautes), la plupart des trouvailles publiées en com dans le billet précédent. (Pardon, Dom, mais j'ai dû effectuer une sélection parmi ta foisonnante production).
Je me suis autorisé l'allégement de quelques "quatrièmes de couverture" lorsque la narration prenait le pas sur le résumé.
Image de Collins "détournée"
... ou comment une dinde a semé la zizanie au sein d'un élevage du Poitou-Solférino.
D'une drôlerie irrésistible !
ASHDEE GORILLE SAUVAGE
"Les Minsal" de J-P Sartre. 1942. Dans la petite bourgade de Maigé, les Minsal, famille bourgeoise, se livrent au marché noir et à la collaboration ..Ils seront "lavés" de tout soupçon à la Libération, mais le père Savont, curé de la paroisse, va néanmoins faire le nettoyage.
CHANANNA
"La Veste", d'Albert Camus - Un roi sans divertissement propose un nouveau jeu qui consiste à retourner sa veste le plus vite possible ... Le parterre des courtisans ne doit pas s'en rendre compte. La vitesse des retournements entraîne d'inévitables dégâts collatéraux.
CHARLIE B.
(en complément des titres déjà publiés dans le précédent billet )
"A quand ta Tresse chaude ? " d'Eugène Ionesco Un fétichiste de la coiffure déplore le départ de son amie, laquelle l'a quitté pour échapper à sa folie grandissante. Il parcourt la ville à sa recherche, de bars en salons de coiffure. A l'issue d'une quête échevelée, parviendra-t-il à la retrouver ?
" Porky sème le gland " d'Ernest Hemingway. (Pour enfants, à partir de 5 ans) Dans ce conte amusant et "citoyen", le héros Porky, charmant cochon de l'Iowa, las de consommer des cochonneries à base d'OGM, décide de faire pousser une chênaie afin que ses enfants puissent se nourrir sainement. Les grands méchants patrons de l'industrie agro-alimentaire s'opposent à ce projet. Mais Porky n'a pas dit son dernier mot.
" Le Pot de Chat craint " de Balzac Qui a empoisonné le chat de la mère Michel ? Le père Lustucru est soupçonné : on l'aurait vu verser quelque chose dans le bol de lait. Mais les voisins témoignent : "Impossible, c' est une bonne pâte" . Alors qui ? Un certain "Major", qui hante volontiers le quartier , et à qui la Mère Michel devait de l'argent, est finalement interrogé par la police. Saura-t-il fournir un alibi ?
" Dons qui chutent " de Cervantes Sancho, responsable d'une association caritative, constatant que les rentrées d'argent se font de plus en plus rares, décide d'organiser une tombola originale. Le numéro gagnant serait désigné par les ailes d'un moulin à vent. Sancho pensa attirer ainsi les medias nationaux, mais seul un petit pigiste de la presse locale fut délégué pour rendre compte de l'événement. Furieux, Sancho perd son sang froid, insulte le journaliste, et menace de faire un gros coup pour parvenir à ses fins. Le début d'un picaresque récit, riche en rebondissements.
"Alouette, rien de nouveau " d'Erich-Maria Remarque. ( Pour enfants, à partir de 6 ans) Le jeune Eric s'amuse à plumer tout ce qu'il voit. Son rêve, quand il sera grand : devenir trader à Londres ou à Wall Street Pour l'instant, il ne plume que les oiseaux. Après avoir exercé son talent sur les paons du Jardin d'Acclimatation, il s'est mis en tête de plumer des alouettes. Mais où les trouver ? Au moment où débute cette histoire, sa quête est restée vaine. Saura-t-il les trouver et les plumer, de la tête à la queue, pour en faire du pâté ?
DOM DOM (qui s'est éclatée... Un superbe feu d'artifice !)
" Le Nerveux du Plumeau " de Diderot Journal d'un homme de ménage stressé dans un bordel de Caracas.
" Par-là c'est bien mal " de Nietzsche Itinéraire d'un enfant indécis.
" Le sale air de Lappe père " G. Arnaud Dans la famille Lappe on ne demandait jamais le père. La mère, oui, la sœur ou la tante à la rigueur. Parfois le fils que l'on appelait aussi la tante. Le grand-père on le demandait rarement lui, c'était comme l'oncle : pas des recherchés...Le seul que personne ne désirait jamais voir ; c'était le père Lappe ! Une tronche ! Faut dire aussi qu'il était "Gueule cassée" de 1918...
" La Métaphore morte " de Kafka. Qui a tué la métaphore ? Un thriller infernal qui vous mènera jusqu'à Rhétoric-city d'où vous ne sortirez que les pieds devant !
" Le Lasso noir " d'Emile Zola. Dans une hacienda du Mexique, Label Zara s'éprend du fils du fermier-d'en-face ; Galério Lafayette, d'origine française. Mais le père d'icelui voudrait que son rejeton fort dépensier s'unisse avec Ruth la fille de Rico Child, importateur richissime de tapis d'Orient [...] Quel est exactement le rôle du lasso de cuir noir, dans cette affaire de gros sous ? Une affaire politico-érotico-financière qui vous tiendra en haleine longtemps après l'avoir lue !
" L'affreux Quint " de J-M G Le Clézio. Les aventures de Charles Quint et son chien Pif, chez Guillaume Tell et sa compagne Diane.
" Le Couple de Grasse " de Marguerite Yourcenar. Chaque année, l'été, un couple se retrouve sur le banc de la Place de la mairie à Grasse-village. Ils ne se parlent pas, ne se regardent pas, passent leur après-midi assis-là, et quand à la grosse horloge sonnent six heures, le couple se sépare en se giflant l'un l'autre. Au bout de quelques années de ce manège pour le moins étrange, les habitants commencent à se poser des questions... Un roman onirique, magnifiquement raconté par l'auteure.
" L'Amourette " de Tchekov Biographie d'un ris de veau.
" Un PD gris " Patick Modiano L'ascension au sommet de la pyramide de Giséh d'un Petit Directeur de succursales de la banque "Arabo-Suez" de Saint-Blaise-les Aristo, en Corrèze. Ce petit bonhomme au physique ingrat, aux cheveux gris et gras [...] décide un beau jour de voyager loin de son Limousin natal et fatal, et aussi brutal les jours de pluie. Notre héros se prénomme Ambroise, Ambroise de Lamberterie-Seignon, et c'est son histoire rocambolesque, poignante, enivrante, et saignante que vous allez découvrir
" Lavés nus au fou-rire " de Léopold von Sacher-Masoch (Pour les jeunes maman : comment amuser vos enfants tout en leur apprenant à faire leur toilette. En 10 leçons.)
" L'Arabe heureuse " d' Honoré de Balzac L'histoire se passe dans un village non loin de Saana. Une jeune fellah du djebel s'éprend d'un jeune missionnaire du XVIème arrondissement otage d'un groupuscule de vilains-méchants pas catholiques. Alors qu'elle lui apporte un os à la sauce harissa pour son dîner, elle aperçoit alors une larme qui coule sur la joue du bellâtre. Elle craque, et le libère. Après moultes péripéties les deux amants arrivent à Paris........ Pour les 8-10 ans dans la collection "rose".
" Spleen de l'Heure et Gougères à la Cour des ânes " Honoré de Balzac. Les sœurs Ennui et Boulimie De Pin, cuisinières de leur état, arrivent à la cour du roi avec une nouvelle spécialité culinaire dont le nom est "Gougère", sorte de petite tarte au fromage qui changea la destinée de la France !....
FLO CERISE
" Lamette, amorphe, ose" de Kafka Comment Jean-Claude Lamette, réputé pour son apathie et ses éternelles crises de cafard, devint Président de la République grâce à son audace. Un parcours initiatique autant qu'atypique... Suivi de " Lamette à Formose ", récit de voyage présidentiel.
Et précédemment sur son blog, où Flo avait proposé ce jeu (c.f.billet précédent) :
" Le Gay part " de Giuseppe Tomasi Quand un couple d'homos se sépare...
" L'Arrêt public " de Platon Petites discussions autour d'un abri-bus
" L'Avis en Sourdine " de David Lodge Les mésaventures d'un grand timide
" Je les mets ! " d'Anna Gavalda Elle chaussait du 45, il lui offrit du 36. Par amour pour lui, elle les mit...
" En Sang bleu, cette Toux " d'Anna Gavalda Histoire d'un tuberculeux dans une famille noble
" Sire Anneau de Berge raque " d'Edmond Rostand Dans certaines monarchies, même les rois paient des impôts
GRENOUILLOT BARBOTEUX
" Le Bonze selon Marthe " de Job Irving : Dans le fin fond de l'Inde, des bidonvilles délabrés célèbrent les touchantes amours de Marthe et de Radjah. Mais Marthe, jeune vierge janséniste matinée de panthéisme et Radjah, boudhiste à tendance précolombienne parviendront-ils à préserver les feux d'une passion qui défie frontières et convenances sociales ?
"A la Recherche du Vent perdu " de Marmel Prout : Une odeur inhabituelle provoque la panique chez les Verdurin. Qui a osé introduire sa pestilence sans pneumatique ? S'ébrouant parmi les mondaines flatulences tel un sanglier audacieux, Swann l'esthète n'aura de cesse de retrouver le coupable de cet honteux forfait.
JEANNE SANTELLI
" Bal du Saigneur " : Albert Cohen
A la faveur d'une saison chaude, le crépuscule exhale les parfums des belles, l' Ariane, une dame de coeur piquée au rouge dans la nuit noire, coulera des heures d'ivresse auprès de son amant Shagal.
LAURENT
" Deux Cotelettes de chez Hassouan "..." Lui arrachèrent deux dents perdues " De Marc-el-Proust
Roman autobiographique d'un jeune homme marqué buccalement par une expérience malheureuse lors d'une celébration d'Aïd-el-Kebir
LE GNOME NOIR
" Les Nains Sales " de J-P Sarthe: Dans la vieille ville du Mans des années 30, la vie pouilleuse d'une famile de nains dans les faubourgs miséreux, et leur ascension sociale difficile sans talonnettes. La rencontre avec Léo le noir bouleversera leur vie.
" P'tite Annick ", de James Cameron: Biographie d'Annick Dupin, petite vendéenne qui passait ses vacances à la mer et jouait avec des glaçons. Effroyable !
" Le Linteau de ma Mère ", de Marcel Pagnol: Unmanuel de bricolage à destination exclusive des femmes. On y explore la pose des fenêtres, celle des portes, des vasistas, tout en maîtrisant ses fourneaux et sa machine à laver.
" Madame beaux ovaires rit ", de Floubert: Dotée d'un utérus démesuré, l'héroïne traverse l'Europe du siècle des lumières pour vérifier si on ne prend pas ses vessies pour des lanternes. Au bout de ce voyage initiatique elle découvrira grâce à un astucieux dispositif optique la nature extraordinaire de ses oeufs, qu'elle s'empressera de faire féconder par le premier tonnelier venu, un poivrot du nom de Gustave reconnu dans sa profession essentiellement grâce à l'articulation exceptionnelle de son coude.
" Des Sushis et des Gnomes " de John Steinbeck: La conquête commerciale du plus grand marché aux poissons d'Okkaïdo par un nain coréen et sa famille au XIXème siècle, entre crudité et passion odorante.
" La Grève des Gaules " de César Jules Chronique d'un combat sociétal pour faire reconnaitre le priapisme comme une alternative à l'utilisation de fibre de verre dans la conception des cannes à pêche. L'écologie la plus pure affronte le lobby des cannes à pêche dans un combat titanesque digne de David et Goliath, qui en avait une petite.
MOLOKO
" Léo, noir et le Corps beau " de La Fontaine Dans sa brousse kenyane, Léo le bellâtre, inconscient de sa beauté, exhibait son plumage exitant ainsi quelques rhinocéros en mal d'amour. Léo honteux et confus, jura mais un peu tard qu'on de le prendrait plus...
" Le Mythe du Clitoris " d'Albert Camus Mario Siffredi, malheureux époux de Florence Montretout présidente d'une association canine féministe dont le slogan est « nous montrons les crocs », se demandait après 48 ans de mariage si le plaisir clitoridien n'était pas finalement un mythe. Fatigué de se poser la question, il demanda le divorce, depuis il excelle en tant que réalisateur de films pour chiens adultes.
ROSINE
" Les Poires " d'André Malraux Un arboriculteur de Provence, obligé de vendre sa propriété pour payer ses impôts, raconte à qui veut l'entendre qu'un prince arabe veut élever des purs sangs sur son domaine. Mais un projet d'autoroute remet en cause la vente en coupant l'exploitation en deux, jusqu'au jour où, les pelleteuses mettent à jour les vestiges d'Alésia. C'est alors que les ouvriers commencent à tomber malades.....
" L'Île Iade et l'Eau d'Yssée " d'Homère, Ou comment des pirates s'emparent d'une ile qui renferme un trésor inestimable, une source magique, dont les eaux sont une fontaine de jouvence.
SNAKE
" Eh, crie ! " de Jacques Lacan La confession étonnante du grand maître de la psychanalyse. Comment il fouettait des clients jusqu'à ce qu'ils crient : Maman !"
" Les maux et les Chaises " de Michel Foucault : Sortir d’une science de la chaise et de l’histoire des maux de dos. Défier la spécialisation chaises de bureau et tenter de devenir un spécialiste non plus des maux de dos, mais un spécialiste du divan mou adapté au fessier.
SYLVIE
" La Guerre de Toits navra Pardieu " de J. Giraudoux (Policier).
Deux gangs se disputent le contrôle du quartier de l'Ariane (Nice). Le commissaire Pardieu joue les infiltrés et use de sa ruse légendaire pour déchiffrer les motivations fratricides, où les toits sont un des enjeux.
" Lady Pey et Tiney Greuh " d' Agatha Christie. Sur une île du nord-ouest, la célèbre journaliste Tine Greuh de Millénaire, mise à pieds pour des articles difamatoires, accepte l'invitation de Lady Pey. L'invitation à s'occuper de sa bibliothèque n'est qu'un prétexte à découvrir l'univers insulaire. Mystérieux et moite tandis que la tempête faire rage et que les communications sont interrompues.
" Le Pic de Nico Matt ",d'Aristote, Ou l'ascension du K2 par une équipe de montagnards chevronnés pour montrer que la Démocratie -née pas morte- a de l'avenir grâce à la fraternité du cordage.
Si vous ne saviez pas quoi offrir comme livres en guise de cadeaux de fin d'année, vous avez maintenant l'embarras du choix.
Ou le choix de l'embarras. C'est vous qui voyez !
harlie
11月24日
Mardi 24 novembre 2009
Jouez avec le Scorpion * ... n° 18
* et avec "Flocerise"
Bibliographie imaginaire
Tout d'abord, rendons à César ce qui ne m'appartient pas. Ce jeu, de "détournement de titre ", dont j'ignore l'auteur, a déjà été proposé en mars dernier sur son blog par "Flocerise" [voir le lien en fin de billet] . J'y ai participé à l'époque.
Je me suis dit qu'il pourrait intéresser aussi mes aminautes qui ne font pas partie de son réseau.
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Règle du jeu : détourner le titre d'un roman célèbre ( les "à-peu-près" sont les bienvenus) et rédiger un court résumé du contenu, du genre "quatrième de couverture". N'oubliez pas d'indiquer l'auteur de l'original.
Comme exemples, voici mes "livres imaginaires" publiés chez elle à l'époque :
"La prime de Laurent est prête", d'Agatha Christie Après des mois de négociations avec son patron, Laurent reçoit enfin la récompense bien méritée pour ses loyaux services au profit des fonds de pension des retraités de Floride.
"A Londres, des jeunes filles ont peur" de Marcel Proust Dans le quartier de Whitechapel, d'inquiétantes disparitions . L'inspecteur Marshall Prowt mène l'enquête. Serait-il sur les traces d'un nouveau Jack L'Eventreur ?
"Bière et pets" de Léon Tolstoï L'irremplaçable humour germanique au service d'un récit truculent, avec pour toile de fond la célèbre fête de Munich.
"Lettre rangée" d'Albert Camus Peu avant de mourir, un nonagénaire retrouve une lettre oubliée 50 ans auparavant au fond d'un tiroir , et sa vie en sera bouleversée.
"La Cousine Bête" d'Honoré de Balzac Dans sa famille poitevine-charentaise, on l'appelait méchamment Bécassine. Mais elle n'a pas dit son dernier mot et la vengeance sera terrible !
"L'âne osé" de Jean-Paul Sartre Déçue par les hommes, Magali va explorer au coeur du maquis corse des plaisirs que la loi et la morale réprouvent. Un récit audacieux à ne pas mettre entre toutes les mains.
"Les Lésions Dangereuses" de Choderlos de Laclos Victime d'un AVC, Martine ne retrouve plus les clés de son appartement de Lille . Elle ne sait même plus où elle habite. Finira-t-elle SDF ?
"Mob et Dick" d'Herman Melville Passionné de deux-roues, Dick est prêt à tout pour acquérir le véhicule de ses rêves.
"L'échouant" d'H. de Balzac Il rate tout ce qu'il entreprend, mais un jour, la fortune lui sourit. Il décide alors de s'installer au Guilvinec et d'acheter un bateau de pêche.
"L'étroite moustiquaire" d'Alexandre Dumas A la manière de Crébillon fils et de son "Sopha", ce récit narre de torrides souvenirs d'alcôve à l'époque de l'Indochine coloniale.
Et un dernier, non romanesque, avant de vous laisser la parole (accrochez-vous, c'est de l'à-peu-près limite ) :
"L'indic si honnête du lac a démis Françoise" : une employée de Genève commet des malversations. Le directeur de la banque recrute un privé afin de la démasquer...
Crédit image ? (reçu par courriel)
A VOUS DE JOUER ...
N.B. Ce billet est aussi l'occasion de vous recommander le site de Flocerise grande pourvoyeuse de jeux intéressants et de billets sensibles -fort bien écrits- , et de nombreux sujets de réflexion originaux et pertinents sur le sens de la vie.
11月20日
Vendredi 20 novembre 2009
Têtes de clones
[Ce billet aurait dû être publié à l'occasion de la Toussaint, mais ma carte graphique avait lâché ; en outre, j'ai eu d'autres "chats"-ou plutôt coms- à fouetter sur le précédent billet et chez mes aminautes]
Dans un de ses romans, Houellebecq imagine une succession de clones de plus en plus dégradés, destinés à échapper à l'usure du temps, autrement dit à la mort.
Ce désir de vaincre la mort est le thème récurrent d'une certaine littérature de fiction plus ou moins inspirée par la science. Ainsi, dans Vox de Dominique Sylvain, intéressant polar dans lequel un psychopathe s'empare du projet fou d'un chercheur : la possibilité de transférer le contenu intégral d'un cerveau dans la conscience informatisée de robots hyper intelligents, et ainsi de préserver le merveilleux et unique microcosme qui habite chacun de nous... et qui disparaîtra avec nous.
Bien sûr, pour les grands esprits, les oeuvres témoignent de l'intelligence des disparus, mais il y manque tous ces mystérieux recoins de la conscience et de l'inconscient, les méandres de la pensée, l'acuité des souvenirs, des sensations, l'immense variété des sentiments et des émotions qu'il est si difficile de communiquer au cours de notre trop brève existence....
Cette extraordinaire base de données, intime et particulière à chaque être, demeurera à jamais inaccessible. Dans certains cas, on ne perd pas grand chose (et encore, ça se discute !), mais c'est grand dommage s'agissant des grands esprits de l'humanité.
Question matos, pour transférer toutes ces données, il faudrait prévoir de gigantesques disques durs pour des gens comme Laborit , Tisseron... Dans d'autres cas, un CD-R suffirait, pour les plus creux d'entre les humains plus ou moins célèbres.
Et même, une simple disquette suffirait, par exemple pour 99,98 % des rappeurs :
titre modifié par "bibi" (pas Fricotin ) !
Ou pour : xxxxx , xxxxx, xxxxx et même pour xxxxx !
Je vous laisse le soin de remplacer les xxxxx par qui vous voulez, à choisir dans l'univers médiatique, people-and-chobiz, politique, religieux intégriste "and so on"...
Vous aurez l'embarras du choix.
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Dans le même roman, on lit ceci : "Nous croyons voir des objets. En fait, ce ne sont que les photons projetés ou reflétés par ces objets que nous voyons. En touchant notre rétine, ce flux de lumière provoque des réactions chimiques permettant à notre cerveau de décoder l'information et de la recomposer pour former une image"
-Ainsi, lorsque je compte les moutons pour m'endormir, il ne s'agirait que de photons ?
- Oui, enfin, non, pas vraiment, puisque, de toute façon, ce ne sont pas de vrais moutons, mais déjà des images mentales.
- Me voilà donc rassuré. Je craignais qu'ils ne salissent l'oreiller.
11月6日
L'Islam jugé par Claude Levi-Strauss
Quelques propos de Claude Levi-Strauss concernant l'Islam, citations que vous ne trouverez évidemment pas dans les dizaines d'hommages qui ont déferlé depuis deux jours, compte-tenu du terrorisme intellectuel à l'oeuvre concernant ce sujet, notamment dans les medias,
Dès 1955, dans Tristes Tropiques, il avait analysé subtilement et dénoncé certains particularismes de cette religion .
Mais d''abord, deux citations plus récentes et encore plus radicales, près de 50 ans plus tard :
“Nous sommes contaminés par l’intolérance islamique“. (Le Nouvel Observateur du jeudi 10 octobre 2002, cité par André Grjebine dans “La guerre du doute et de la certitude”, Berg international)
« J’ai commencé à réfléchir à un moment où notre culture agressait d’autres cultures dont je me suis alors fait le défenseur et le témoin. Maintenant, j’ai l’impression que le mouvement s’est inversé et que notre culture est sur la défensive vis-à-vis des menaces extérieures, parmi lesquelles figure probablement l’explosion islamique. Du coup je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture » (propos recueillis par Dominique-Antoine Grisoni, « Un dictionnaire intime », in Magazine Littéraire , hors-série, 2003).
Extraits de "Tristes Tropiques" (1955)
"Sur le plan esthétique, le puritanisme islamique, renonçant à abolir la sensualité, s’est contenté de la réduire à ses formes mineures: parfums, dentelles, broderies et jardins. Sur le plan moral, on se heurte à la même équivoque d’une tolérance affichée en dépit d’un prosélytisme dont le caractère compulsif est évident. En fait, le contact des non-musulmans les angoisse. Leur genre de vie provincial se perpétue sous la menace d’autres genres de vie, plus libres et plus souples que le leur, et qui risquent de l’altérer par la seule contiguïté. Plutôt que parler de tolérance, il vaudrait mieux dire que cette tolérance, dans la mesure où elle existe, est une perpétuelle victoire sur eux-mêmes. En la préconisant, le Prophète les a placés dans une situation de crise permanente, qui résulte de la contradiction entre la portée universelle de la révélation et l’admission de la pluralité des fois religieuses. Il y a là une situation “paradoxale” au sens pavlovien, génératrice d’anxiété d’une part et de complaisance en soi-même de l’autre, puisqu’on se croit capable, grâce à l’Islam de surmonter un pareil conflit. En vain, d’ailleurs: comme le remarquait un jour devant moi un philosophe indien, les Musulmans tirent vanité de ce qu’ils professent la valeur universelle de grands principes: liberté, égalité, tolérance; et ils révoquent le crédit à quoi ils prétendent en affirmant du même jet qu’ils sont les seuls à les pratiquer.
[…] Tout l’Islam semble être, en effet, une méthode pour développer dans l’esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver par la suite en leur proposant des solutions d’une très grande (mais trop grande) simplicité. D’une main on les précipite, de l’autre on les retient au bord de l’abîme. Vous inquiétez-vous de la vertu de vos épouses ou de vos filles pendant que vous êtes en campagne? Rien de plus simple, voilez-les et cloîtrez-les. C’est ainsi qu’on en arrive au burkah moderne, semblable à un appareil orthopédique, avec sa coupe compliquée, ses guichets en passementerie pour la vision, ses boutons-pression et ses cordonnets, le lourd tissu dont il est fait pour s’adapter exactement aux contours du corps humain tout en le dissimulant aussi complètement que possible. Mais, de ce fait, la barrière du souci s’est seulement déplacée, puisque maintenant il suffira qu’on frôle votre femme pour vous déshonorer, et vous vous tourmenterez plus encore. (Pages 463 à 465)
[…] Si un corps de garde pouvait être religieux, l’Islam paraîtrait sa religion idéale : stricte observance du règlement (prières cinq fois par jour, chacun exigeant 50 génuflexions), revues de détails et soins de propreté (les ablutions rituelles) ; promiscuité masculine dans la vie spirituelle comme dans l’accomplissement des fonctions organiques ; et pas de femmes. […] Grande religion qui se fonde moins sur l’évidence d’une révélation que sur l’impuissance à nouer des liens au-dehors. En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien du dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s’en rendent coupables ; car s’ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c’est plus grave) incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une “néantisation” d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite (Pages 466 et 467)
10月26日
Dimanche 1er novembre - 11 h 50
Game over !
Voir l'additif à la fin de ce billet...
Lundi 26 octobre 2009
Jouez avec le Scorpion...
n° 17
1- Solution du "kézako" (voir billet précédent) : il s'agit bien d'un piano, celui de Pascal Neveu, dont les solos, pendant le festival "Jazz in Marciac", attirent depuis des années un public fidèle.
De superbes improvisations où, notamment, Satie et Debussy flirtent avec Chick Corea et Keith Jarrett. Il règne alors, à l'ombre de l'église, un impressionnant silence ... religieux !

Pascal Neveu (Marciac, 11 août 2009)
http://www.pascalneveu.net/site/
2- Et voici, comme promis, de nouvelles énigmes en images.
Kezako ?
A
B 
C 
Bon courage, ne ménagez pas vos méninges ! 
Additif
dimanche 1er novembre - 11 h 50
Game over !
Photo A
Il s'agit d'une herse à foin. D'un type assez ancien, probablement, puisqu' elle a été photographiée dans une grange abandonnée (près de Loches. Précision à l'attention de "Bistroman" et des happy few : il n'y en avait qu'une .. )

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Photo B
Monument aux Morts, en hommage aux victimes de la guerre de 1870. D'après les guides, c'est une rareté. Il se trouve à Marseille, tout en haut de la Canebière.

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Photo C
C'était, de loin, le plus difficile à trouver. Il s'agit du "nez" de l'avion de chasse franco-britannique "Jaguar A", un monoplace d'attaque de 1971. Photo prise au musée de l'aviation du Château de Savigny, en Bourgogne.
Sur la photo, on dirait qu'il a pris "un petit coup dans le nez", mais ce n'est qu'un effet d'objectif. Rien à voir avec le pinot noir...

MERCI à tous les aminautes qui ont participé à ce petit jeu et contribué à faire avancer le schmilblick.
Celles/ceux qui ont "brûlé" le plus souvent et/ou trouvé en premier : Caïçara", "Dom Dom", "La Vie comme elle va", et "Loofy" (qui a finalement identifié le plus difficile).
Et puis, on appréciera l'imagination foisonnante de tous les participants, même lorsqu' elle ne conduit pas à la solution ; c'est toujours , pour moi (et vous sans doute) un régal, et cela fait partie de l'intérêt du jeu.
10月19日
Lundi 19 octobre 2009 17 h 30
Billet de rentrée ... tardive !
Comme indiqué dans mon précédent billet, mon PC a chopé la grippe A début septembre, avec pour conséquences le blocage de Windows au démarrage, et ce message récurrent dont j'ai apprécié moyennement l'humour noir :

A vrai dire, depuis quelque temps, une toux suspecte chez ma souris...

...ainsi qu'un certain nombre d'indices m'avaient mis "le virus à l'oreille" , annonçant une saturation pathologique d'une mémoire de moins en moins vive.
Ainsi, ce très créatif mais insolite affichage réalisé bien involontairement d'un simple mouvement de souris :

Un assembleur-dépanneur grenoblo-asiatique, particulièrement sympa et compétent, a reformaté la bête, réinstallé, reparamétré presque tout et, avec la nouvelle "live-box mini" (qui fonctionne du tonnerre), j’ai pu de nouveau me reconnecter il y a quelques jours, à mon retour de la toute dernière des vadrouilles estiv-automnales.
"Adoncques", (comme l’écrivait Rabelais), prochainement - ou un de ces jours- sur vos écrans :
... du tourisme et du sexe :

... du mystère et du mystique :

... de l'action :
Crédit image : Serre
des "amuse-gueule" et autres mets tout chauds,
Crédit image : Gilles Delapierre
... sortis du four de mon mauvais esprit :
Crédit image Nicoulaud
certes dans l'impasse, et pas seulement dans le Gers !
Et aussi, (après un prochain album "noir & blanc"),
des photos prises au cours de diverses balades récentes :

... des "kezakos" :
[ ? Pour celui-ci, vous pouvez d'ores-et-déjà proposer votre interprétation dans un com sur ce billet ]
et la version 1.0 de mon « ABC daire à l’usage des mal pensants »
(annoncé depuis bien longtemps)
A bientôt, donc...
harlie
9月11日
XP de travers !
Pourquoi ?
Qu'on se rassure, ce n'est pas ça :

Mais un très gros problème avec mon PC
Impossible de démarrer complètement Windows XP qui bloque après avoir affiché "Bienvenue " (J'ai toujours apprécié l'humour de Bill Gates) . Donc la "gate" reste désespérément fermée.
Et, bizarrement, impossible d'effectuer le démarrage en mode "sans échec", de lancer la disquette MS DOS ; pire encore, le DVD de restauration demeure inopérant.
Autant dire que c'est une grosse m......(mélasse).
Je vais peut-être devoir acheter un nouveau PC.
Le temps de sélectionner le modèle qui me convienne, je ne suis pas près de me reconnecter chez moi, d'autant que je repars en vadrouille dans 10 jours.
Alors chers blogamis, salut
et à beaucoup (beaucoup) plus.
Sniff !
harlie
7月30日
Autant en emporte le Temps ? ...
"Gone with Time ?"

Si j'en crois l'instrument de mesure que vous trouverez sur ce site :
... j'ai franchi, dimanche dernier, le cap des 24 000 jours !
Comme dirait mon vieil ami John-Charles, avec son humour et son merveilleux accent de Canadien anglophone :
"Eiile bien, j'eille seulement veïkjou la mwatièè de ma vie"
Pas de quoi s'affoler, par conséquent.
Alors, je vais inaugurer "la deuxième moitié de ma vie" par un séjour dans le sud-ouest. Paraît que le confit de canard et le madiran font merveille pour la longévité.
Si ça se trouve, je vais même carrément vivre trois moitiés. Qui sait ?
A plus tard, chers aminautes.
(Vacances volontairement sans ordinateur).
Merci pour vos visites et vos coms qui m'encouragent à entamer une cinquième saison bloguesque à la rentrée..
Et, bien sûr, à explorer avec plaisir vos Espaces.
Précieux échanges microcosmiques.
En attendant, si le vous en dit, vous pouvez visiter les copieuses archives ("oeil du scorpion"et "amuse-gueule" en particulier)
La clé du bureau se trouve dans le frigo, juste derrière les bières*.
harlie
*Il s'agit bien de bière liquide, hein !
Aucun rapport avec le titre ou l'illustration qui pourrait suggérer autre-chose, de moins réjouissant... ...
7月16日
Artifice

Eclosions de rêves multicolores
Des bribes d'illusions perdues
Pleurent en volutes dans le réel obscur...
 
7月8日
Michael Jackson : obsèques obscènes...
Oui, cérémonie "obscène", dans l'acception étymologique (certes controversée !), "obscène" stigmatisant l'indécence de ce qu'on met publiquement en avant.
Obscène et démentielle. On nous a bassinés pendant plusieurs jours, avec la complicité des medias nationaux, pour rendre un hommage démesuré à un type dont l'infantile (et plus si affinité) "Neverland " témoigne du pire mauvais goût dont les USA sont capables. Une profusion d'éloges pour un artiste asexué, dont le cerveau et le comportement furent singulièrement perturbés par d' inquiétantes manifestations d' immaturité . Quel pathos médiatisé pour une telle pathologie !
Cérémonie tout à fait dans l'esprit de la culture US où "plus n'est jamais assez". Encore plus de fromage dégoulinant sur la pizza, plus de métal précieux sur le cercueil, plus de vedettes sur scène. Etonnant, tous ces noirs rendant un hommage - pour certains, obligé plus que sincère - à un individu dont une des obsessions mortifères fut... de devenir blanc !
Ah, qu'ils étaient émouvants, ces gospels à la pelle. Si vous n'étiez pas émus, l'assommante commentatrice de France 2 se chargeait de vous rappeler à l'ordre et vous sommait de l'être. Au répertoire, nulle trace de : "Oh, Lord, let the little boys come with me"... Les commentateurs de l''Evangile selon Saint-Michael restèrent muets sur ce chapitre.
On remarqua aussi l'absence de Quincy Jones... Paradoxe, quand on sait que le prétendu nouveau "King" sur son trône en plastique, devait presque tout -musicalement- à ce jazzman génial - (lui !)... Il a refusé de venir. Peut-être n'a-t-il pas voulu se montrer complice de ce délire planétaire ?
Ses clips, direz-vous ? Géniaux, non ? En réalité, le talent du cinéaste John Landis, notamment.
Et le chanteur, et le danseur ? Oui, des talents exceptionnels, sans doute, mais on peut trouver quand même excessif et malsain tout ce cirque médiatique à l'échelle planétaire...
Deux milliards de Terriens, paraît-il, devant leur téloche, pour suivre la cérémonie de béatification du nouveau messie,
Et chez nous, six millions pour voir "Joséphine Ange Gardien"
C'est dire si l'avenir spirituel de notre planète est incertain...
7月2日
Jeudi 2 juillet 2009
Je me souviens...
... de la première prestation sur scène de Johnny en 1959...
... puisque j'étais dans la salle !
Hier soir, la tournée d'adieu de Johnny faisait étape au "Stade des Alpes" de Grenoble. L'occasion de sortir des oubliettes un billet publié en 2005.
Il y a quelque temps, au cours d'une navigation labyrinthique à la recherche d'infos sur les expos parisiennes, je tombe par hasard sur un site consacré à l'histoire du légendaire Théâtre de la Gaîté-Lyrique et je lis : "Johnny Hallyday aurait chanté à la Gaîté-Lyrique en 59 avant d'être connu" .
Et ça a fait tilt ... car je peux transformer ce conditionnel en indicatif !
En effet, j'étais dans la salle ce jour-là , et je peux confirmer que Johnny a bien interprété une ou deux chansons à la Gaité-Lyrique en 1959. Je n'ai pas le souvenir du/des titre(s) . Peut-être "Laisse les filles" le titre de son premier 45 tours qui allait sortir en mars 1960. Et/ou bien déjà "souvenirs souvenirs" ? Je me souviens très bien en revanche de sa tenue de "blouson noir" assortie de chaînes et je le revois se roulant sur la scène selon la mode des rockers de l' époque, tel un scarabée retourné sur le dos par un gamin malicieux ...
C'était un jeudi après-midi, à l'occasion d'un spectacle promotionnel destiné aux jeunes. J'avais obtenu l'invitation grâce à un copain dont la mère avait des relations dans le "chobize".
Johnny passait en première partie du mini-récital d'une vedette qui, elle, ne m'a laissé aucun... "souvenir souvenir" ! Il était déjà passé au Golf Drouot au début de la même année, mais il est certain que ce fut ce jour-là , à la Gaîté-Lyrique, sa toute première prestation de "rocker" sur une vraie scène, (en présence d' environ deux cents personnes ! )
Je me souviens aussi que le jeune Johnny avait enthousiasmé bon nombre de spectateurs. Pas moi, bien que né la même année que lui : j'étais déjà amateur de jazz et j'avais trouvé ce rock gaulois assez rudimentaire, et la prestation plutôt ridicule. En outre, mon admiration pour Billie Holiday ne me fit guère apprécier le pseudonyme qu'il s'était choisi ou qu'on lui avait imposé...
Et pour tout dire, je n'aurais pas parié ce jour-là mon faible argent de poche sur sa carrière ... ni imaginé que j' aurais l'occasion d'en reparler 50 ans plus tard !
Ni que 26 500 personnes se déplaceraient pour l'applaudir dans un stade à Grenoble ! (Plus 4000 personnes à l'extérieur du stade, selon le Dauphiné Libéré) .
Depuis, j'ai bien changé d'avis, mais il a fallu du temps... J' admire le chemin parcouru et j'apprécie beaucoup ce qu'il fait depuis près de deux décennies, avec cette voix incroyable qui a attendu le nombre des années pour trouver... sa voie .
***le concert "manqué" pour cause d'accident, imaginé dans l'intéressant film "Jean-Philippe", est peut-être une référence à celui-ci. Si ce n'est le cas, il se situe peu de temps après celui dont j'ai parlé, cette même année 1959.
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©-Charlie B-db38 (photographisme d'après capture d'écran TV)
Une petite anecdote en prime : ce jour-là, Danone fit goûter en "avant-première" aux spectateurs les yaourts au fruits. Un tout nouveau produit qu'on allait lancer en 1959 et qui me plut tant que je refis la queue 4 ou 5 fois, vous savez, comme dans les westerns fauchés où 5 chevaux donnent l'illusion d'une cavalerie complète en passant et repassant devant la caméra..
Autres billets publiés dans la rubrique
"Je me souviens"
( Anecdotes et confidences autour d'une fondue bourguignonne, quelques semaines avant sa disparition )
(Mai 68 tel qu'Annie et moi l'avons vécu à Paris)
6月24日
Mercredi 24 juin 2009
Jouez avec le Scorpion...
n° 16
GAME OVER !
Il est grand temps de "conclure" !
Ainsi qu' annoncé en com', je rassemble ici les réponses, les infos et les photos, puisque le billet précédent est devenu difficilement lisible avec tous les indices et les additifs accumulés en fonction de vos coms.
J'ai ajouté certains éléments (photos et infos) pour les curieux désireux d'en savoir plus sur les lieux dont il fut question dans ce jeu.
Un grand merci pour votre participation.
1 - Qu'est-ce ?
1
"La vie comme elle va" (qui a proposé "une rivière asséchée") a trouvé la bonne réponse. Il s'agit de plaques d'alluvions argileuses du lit de l'oued Seldja . Les gorges de cet oued sont d'une beauté époustouflante : un des endroits à voir absolument quand on se rend dans le sud tunisien (cf la carte en fin de billet) mais que peu de touristes visitent par manque de temps.

2 - Bizerte
Qu'est-ce ?
2
Il s'agit d'une des méduses qui pullulent actuellement dans le vieux port de Bizerte. Réponse proposée par Laurent dans le tout premier commentaire.
3 - Souk de Grombalia.
Des centaines de chaussures sont ainsi abandonnées sur le sol du marché. Pourquoi ?
3 
Bonne réponse de Sylvie.
Elles ont été abandonnées sur place par les acheteurs de chaussures moins usagées. Il y a des dizaines et dizaines de tas dispersés ainsi dans l'immense -et très pauvre, et très sale - souk de Grombalia ; à 200 m d'un riche et propre magasin "Champion", où l'on trouve quasiment tout ce qu'on vend en France dans les supérettes similaires ! .
Il est probable que cette pauvre bédouine n'y poussera jamais son caddie...

4 - Dougga
"Flèchage" gravé à l'époque romaine sur un mur de la ville. Qu'indique-t-il ?
4 
n° 4 Bonne réponse de Sylvie
Cette "flèche" est un sexe conduisant au lupanar (autrement dit au bordel) de Dougga, dit "Maison du trifolium", que voici :

Vous verrez d'autres photos de cette superbe "maison pas close" dans un des albums à paraître.
Ce genre de gravure se trouve sur quasiment tous les sites romains.
Voici celle de Dougga cadrée plus large ; voisinant avec la svastika, de manière étonnante pour qui ignore qu'il s'agit à l'origine d' un symbole solaire bénéfique d'origine indienne ; il est, pour cette raison, très présent dans les mosaïques romaines. Pour les visiteurs de notre époque, ce voisinage d'Eros et deThanatos nazi est assez troublant, même si l'on sait qu'il s'agit d'une perception anachronique .

Voici un autre exemple, plus explicite, photographié sur le site de Thuburbo Majus.
5 - Microsoft n'y est pour rien ! Où ai-je bien pu lire cette inscription ?
Encore une bonne réponse de Sylvie ! Bravo !
Il s'agit du baptistère paléo-chrétien de l'église de Vitalis (laquelle possédait deux absides) datant de la fin du 4e siècle ou du début du 5e siècle.
Le monument est magnifique et admirablement conservé. Il sert d'ailleurs d'illustration et de référence dans les ouvrages ou sites consacrés à l'histoire du baptême chrétien. Le baptême était à l'origine une immersion, d'où les petits escaliers qui pouvaient servir aussi de sièges au cours de la cérémonie.


Là, "MSN" n'est plus "live" depuis un sacré paquet de siècles !
Le site de Sbeïtla est d'un richesse incroyable. D'importantes fouilles ont été effectuées ces dernières décennies. Plus rien à voir avec ce que nous avions visité pour la première fois en 1969 (nous étions coopérants à Kasserine, ville située à 30 km au sud. Kasserine était une petite ville qui comptait à l'époque 8000 h, elle en compte 80 000 aujourd'hui. Méconnaissable ! j'en reparlerai dans un prochain "Oeil du Scorpion)

Sbeïtla - Le forum ( 8 h du mat')
6 - Qu'est-ce ? Et où ?
6 
Jeanne Santelli a identifié le lieu... "Le café des Délices" (alias "Dar Chââbane") à Sidi Bou Saïd
Je vous donne l'autre réponse : ce sont les dossiers des banquettes.


Le café, déjà célèbre, mais encore plus grâce à la chanson de Bruel, a retrouvé son nom d'origine. Quand nous y allions, dans les années 70, il s'appelait "Dar Chââbane", mais le nom d'origine, dans les années 50, était "Café Délices".
Petite anecdote : la première fois, cherchant l'endroit, nous avions demandé où se trouvait le "Bar Chââbane". Notre interlocuteur, horrifié, nous corrigea, dardant un regard de fatwa. Il faut dire qu'en Tunisie, le mot "bar" est, encore plus que chez nous, chargé de connotations "hyperbachiques".
Un lieu de perdition aux yeux des adeptes du Coran non alternatif !
En tout cas, on y déguste encore un des meilleurs thés à la menthe que je connaisse, tout en admirant un des plus beaux sites de Tunisie.

7 - Utique
Qu'est-ce ? Et qu'est-ce qui a provoqué cette "érosion" ?
7
Dominique a trouvé la réponse !
Il s'agit d'un puits romain dont la margelle a été érodée par l'usage (pluriséculaire ?) des cordes :

8 - Port de Sidi Daoud.
Que cherchent-ils ?
8
n° 8 : Nini a trouvé hier la réponse :
Mes lunettes de soleil (correctrices) .
Emportées par le vent avec mon chapeau. Pas une fortune, mais plus de 600 € quand même... ( La Maïf me rembourse généreusement 31 euros !). Cela dit, ce fut l'occasion d'assister à une scène assez insolite. Et, à vrai dire, plutôt gênante pour les "spectateurs" ; mais nous avons bien rigolé après coup de notre (toute petite) mésaventure.
Il y avait plus de deux mètres d'eau très sale. Nous avons cru entrevoir les lunettes à un endroit (d'où le geste du chauffeur***). Deux des pêcheurs ont proposé de plonger pour les récupérer. Nous avons refusé, compte-tenu de la saleté de l'eau. Ils ont insisté : après dix minutes d'exploration titanique (clin d'oeil à Nini !), il n'ont remonté qu'une boite de sardine. Plutôt cocasse dans un port qui ne pratique que la pêche au thon (et la "matanza" forme de tuerie barbare qu'interdirait notre SPA !). Il va sans dire que nous les avons généreusement rétribués, malgré l'échec de l'exploration.
*** Grâce à lui, nous avons parcouru 4000 km sans accident ! Un exploit, quand on sait que rouler en Tunisie s'apparente à un jeu vidéo très élaboré (voir "L'oeil du Scorpion en Tunisie" # 1 et # 2 publié(s) en juin et juillet 2008).
6月19日
vendredi 19 juin 2009
Jouez avec le Scorpion...
n° 16
"Kezako" spécial Tunisie
Quelques photos prises récemment en Tunisie, en des lieux très divers.
GAME OVER !
Ce billet devenant illisible à force d'additifs , j'ai effectué le ménage , ne conservant que les questions : j'ai donc supprimé toutes les propositions et tous les indices intermédiaires ayant abouti aux bonnes réponses
Voir réponses, infos et anecdotes dans le billet suivant :
"Il est grand temps de conclure"
1 - Qu'est-ce ?
1
2 - Bizerte
Qu'est-ce ?
2
3 - Souk de Grombalia.
Des centaines de chaussures sont ainsi abandonnées sur le sol du marché. Pourquoi ?
3 
4 - Dougga
"Flèchage" gravé à l'époque romaine sur un mur de la ville. Qu'indique-t-il ?
4 
5 - Microsoft n'y est pour rien ! Où ai-je bien pu lire cette inscription ?
6 - Qu'est-ce ?
6 
7 - Utique
Qu'est-ce ? Et qu'est-ce qui a provoqué cette "érosion" ?
7
8 - Port de Sidi Daoud.
Que cherchent-ils ?
8
?
Pour certaines énigmes, cette carte pourra déjà fournir quelques indices :
Heureux de vous retrouver sur la "toile"
5月22日
Dans quelques ...
...
pour... . ...
Alors... pendant 20 jours...
Au retour...
et un "Oeil du Scorpion en Tunisie 2009"...
En l'absence du propriétaire, le salon des coms reste ouvert, en particulier le jeu du précédent billet qui consiste à proposer et/ou deviner des titres de films "à la chinoise". ( Merci à tous pour votre brillante participation). Et pourquoi pas, quelques contrepèteries, à la suite de Bistroman.
Pour les aminautes qui ne passent jamais par la page d'accueil : je viens de publier un album de photos "Couleurs de printemps".
Fin des messages publicitaires. 
Blogamitiés à tous
harlie B.
5月15日
Jouez avec le Scorpion... n° 15
Saurez-vous titrer pour la Chine ?
( Si vous cherchez une contrepèterie, laissez tomber ! )
Les fidèles de cet Espace se souviennent peut-être du jeu de l'an dernier (la queue de blonde d'Aquitaine ) Eh bien , puisque c'est de nouveau la danse des Cannois, à défaut de monter les marches, je vous propose un nouveau jeu en rapport avec le cinéma.
Vous avez sans doute observé que la traduction en langue chinoise des titres de films occidentaux était très souvent l'occasion d'une amusante métamorphose, sous forme de périphrase descriptive ou narrative.
D'où l'idée de ce petit jeu (en fait deux en un) ...
Jeu n° 1
 Saurez-vous retrouver le titre original dans les périphrases suivantes (inventées, bien sûr) :
a- Le vieillard au bouton de rose dans son château solitaire. b- Le gros camion qui fait crac et qui fait boum ! c- Le tigre mécanique aux dents acérées sème la terreur. d- L'oiseau de nuit boit du rouge. e- La femme empaillée dans la grande maison vide sur la colline
C'est très facile ! Juste pour introduire le ...
Jeu n° 2
 Inventez à votre tour des titres  "à la chinoise", en nous laissant le soin d'en retrouver l'original...
Aucun rapport...***
Je ne consulte les statistiques que très rarement, juste pour voir vers quels documents aboutissent les requêtes ou les visites.
Je viens juste de voir ceci : 
Donc, ce soir, c'est 100 000.
Une de mes citations préférées :
"Pour la modestie, je ne crains personne"..(Erik Satie)
Gelluck

*** En réalité, il y a un rapport, puisque vous lisez ceci...
Alors, un très grand merci aux fidèles aminautes ainsi qu' aux visiteurs occasionnels.
Additif
Le cap des 100 000 a été franchi à 21 h 07 mn 25 s. :

Oui, mais le lien correspond à ma page d'accueil...
Je déclare donc solennellement que le "ouinneur" est le 100 001 e,

...autrement dit "Bistroman", puisqu'il s'agit de la page "profil" de son site. Peu importe qu'il se soit lui-même connecté ou qu'on ait transité par son Espace.
5月4日
D'autres oeufs de
... pondus sur "la Digue" *
Jardin secret ...
... dans la lumière des jeunes filles en fleurs écloses
loin des lits las,
des marguerites effeuillées
un peu, sans folie, pas du tout
Dans ce jardin secret,
on sème ... passionnément
et le printemps voit éclore
de jeunes fleurs en filles
de roses vêtues
Comment est-ce possible ?
Chut : c'est un secret !

[Thème : texte inspiré par une photo prise à travers un pare-brise, sous une pluie d'orage]
-------
Orage, Ô désespoir !
Voilà deux plombes que je roule sous cette pluie d'orage, obligé de traînasser à 110 avec les phares anti-brouillard et la vue brouillée. Plus la trouille qu'un blaireau trop pressé joue à l' auto-tamponneuse. Et puis cette musique lancinante à la radio contribue à me mettre les nerfs à vif... Quel temps, mais quel temps !
Dans ces conditions, impossible d' arriver à Grenoble avant... pas d'heure . Il reste près de 300 bornes. Je renonce. Je décide de sortir à la prochaine et de me trouver un hôtel où passer la nuit. Après la pluie, le beau temps, comme disait... j'sais plus qui ! Et cette musique stressante ? "Na na na na na na na..." J'ai déjà entendu ça quelque part ...
Ah, voilà une sortie et ... super ! , un panneau propose un hôtel à seulement 3 km ... Une petite route dans les bois..."Na na na na na na naaa " Ah, ça m'énerve, je la connais, cette musique ! .... Tiens, c'est un motel .. "Au Chat Nana".. Marrant comme nom... mais l'endroit est lugubre, dans la mesure où je peux voir quelque chose à travers mes essuie-glace en folie. Un gars m'accueille : il y a de la place. Pas causant, le type, mais bon...Et la piaule, pas terrible, mais au moins, je suis au sec.
"Na na na na na na na na na...;". J'ai encore cette mélodie obsédante dans la tête...Et ça m'énerve ! Je cherche encore ... Un film, me semble-t-il... Je sens que je l'ai au bout de la lan... Bon, assez cherché, j'ai grand besoin d'une bonne douche.
Et là, ça me revient, enfin... C'est la musique de Psychose !
Pour écouter l' obsédant "na na na na na na na", en question, c'est par là :
Hermann_"Psycho suite"
[Thème : texte inspiré par une photo de chien errant dans la rue, tenant une valise dans la gueule]
---
Bienvenue chez les ch'tiens ...
"Va donc faire un tour dans le nord, tu verras, il fait toujours un temps de chien", qu' ils m'avaient dit , Louison-le-caniche et Jojo-le-Bâtard. Ouah, super, j'y pars sans tarder, que j'leur ai dit, à mes potes de crottoir.
Et voilà que j'les quitte après une petite reniflette truffière comme il est d'usage. Dans la valise, juste le nécessaire : un os en plastoc , offert pour mon 3e anniversaire, histoire de garder les crocs , le dernier numéro de "Chiennes Magazine", histoire de garder le moral, et cinq sandwichs sous vide canigou-cornichons-mozzarella...
A l'arrivée, quelle déception ! Les pavés du Nord, aie, mes cousins, eh ben c'est ni une légende, ni un cadeau pour mes coussinets. Et me v'la comme un gland dans les rues de Bully-les-Mines, les pattes écorchées, à la recherche d'un chenil pas trop crade.. Apparemment, c'est pas gagné.
J'essaye de me renseigner auprès des chiens du cru, z'ont l'air sympas... Vous savez, la chanson "Les chiens du nord"... mais les "ch'tiens" aboient avec un putain d'accent, et j'entrave que dalle à leurs explications.
Et puis, pour le "temps de chien", vous repasserez... Quelle chaleur ! Et chaque soir , un coucher de soleil sur les montagnes noires. Z'appellent ça des terrils , et pourtant, c'est pas terrible, comme décor. Ouaf ouaf !
Je plaisante, mais j'étouffe déjà, moi, dans ce bled. Et j'ai tout le temps soif . Le problème, chaque fois que je demande à boire, on me donne de la bière... paraît qu'ils connaissent pas l'eau, ici. Comme boisson, j'veux dire.
Et là, - hips ! - c'est ma cinquième canette, et je sais plus trop où j'habite. D'ailleurs, j'habite nulle part, j'ai pas trouvé de - hips ! - chenil . J'ai repéré une cabane à frites qui - hips - devrait fermer bientôt. Je vais y passer la nuit, et demain, je retourne chez mon toit... - hips- j'veux dire sous... enfin, chez moi ...
Avec ma valise. Merde, - hips - où elle est, ma valise ? En plus, j'ai paumé ma valise !
Jojo et Louison , gros malins, je vous garde un chien de ma chienne !
* Oeufs de Scorpion pondus sur "la Digue" : Série précédente
* La Digue - "Histoires de fous"

4月28日
Pour qui sonne le gland ?
Aucun rapport avec le billet précédent... ( mais à Hemingway)
Allez, assez glandé, remue-toi un peu !
*1
*1bis
Ce n'est pas à toi que je m'adresse, espèce de paon !
C'est bizarre, cette manie de..
*2
Mais, comme c'est bizarre : je n'ai pas dit lézard, j'ai dit bizarre !
Je parlais à ...
*3
Mais je ne m'adressais pas à toi non plus...
Vous m'énervez tous, là !
Mais à qui tu parlais, Charlie ?
-- à ma souris, Casse-Blogue ...
Elle a profité de mon séjour dans les Pyrénées pour glander ou roupiller pendant trois semaines.
Allez, secoue-toi un peu, grosse feignasse, j'ai du boulot en retard !

Le clavier pour recadrer les photos ? Grosse maligne !
Regarde le résultat :
*4
C'est quand même mieux recadré avec la souris :
*5
*6
Photos
* 1 Jardin Massey - Tarbes
* 2 Cimetière de Prechac-sur-Adour (Gers)
* 3 Bassoues (Gers)
* 4 Bassoues (Gers) Cette image "cochonne" illustre bien le titre, puisque "glander" signifie à l'origine "mener les porcs aux glands", dans les chênaies. Pendant que les animaux se goinfraient, le porcher "glandeur" pouvait tranquillement... glander !
* 5 Bassoues (Gers)
* 6, 7 Entre Bassoues et Marciac (Gers) _
(Photos 2 à 7 prises vendredi dernier, un des rares jours de grand beau temps)
*7
A suivre : albums photos
+ visites chez mes "aminautes"
( merci pour vos coms en mon absence)

4月10日
Pour une fois, un billet très perso, en effet.
C'est que ... 40 années de mariage, ce n'est pas rien !
Oui, il y a 40 ans, le 9 avril, Annie et moi entrions dans cette église :
... sous la sainte protection de Thérèse d'Avila en extase peinte au fond du choeur, et dont un extrait de son "Livre de la vie" est encore diffusé à l'entrée de l'église : "Dans les mains de l'ange, un long dard en or, avec au bout de la lance, un peu de feu. Je croyais sentir qu'il l'enfonçait dans mon coeur, et il m'atteignait jusqu'aux entrailles, me laissant toute embrasée".
Les bigotes n'y voient-elles que ... du feu ?
En tout cas, c' était de bon augure.
D'autant qu'à l'entrée de l'église, on pouvait déjà voir cette statue de Jeanne d'Arc :
(Bon, je reconnais que mon cadrage n'est pas très chaste)...
Et puis , c'était en 69 !
Nous étions jeunes...
... et allions bientôt sentir le sable chaud, puisqu'en partance pour 9 ans de coopération en Tunisie [ ]..
Aujourd'hui, nous avons " passé l'âge de mourir jeunes", comme le dit Jules Renard, et nous ne pouvons pas chanter " Non che n'ai pas chanché " comme dans "Papy fait de la résistance"... Mes lunettes se sont faites plus discrètes et j'ai (Dieu merci ! ) rasé ma barbe de soixante-huitard [ ]. Annie a coupé ses long cheveux...
Et nous avons vécu, au cours de ces quatre décennies, des moments et des événements exceptionnels, dans le bonheur et dans le malheur...
Mais nous avons su faire de la résistance contre tout ce qui a détruit brutalement ou lentement bien des couples de notre génération.
Alors, ce soir, je suis tout particulièrement heureux de fêter cet anniversaire.
Rendez-vous dans dix ans.
Si Dieu lâche nos âmes, comme disait le très regretté Desproges..[ .]
Je sens que Bistroman, qui "bosse dans les fleurs", va nous envoyer une couronne, avec ses condoléances .
4月7日
Quelques oeufs de
... pondus sur "la Digue"
Quand on va bosser ailleurs, on n'a plus le temps de faire les travaux chez soi... C'est bien connu...
Alors, comme je suis plutôt las du mulot et de Live en ce moment, et surtout en préparatifs de , je publie "flemmardement" dans ce billet et dans un autre , début mai, quelques textes que j'ai pondus récemment chez "Brindille", dont le blog "La Digue" propose aux membres de son réseau quelques jeux d'écriture amusants.
(Comme nos deux réseaux n'ont pour l'instant que Snake en "intersection", cela ne fait pas double emploi)
[ Rappel : le premier texte pondu a déjà été republié là : Nuit vénitienne ]
Jeu d'écriture n° 2
Récit avec données imposées
Version n° 1
[ Contraintes proposées par Brindille : "la scène doit se passer dans un lieu public, un animal doit être présent, un phénomène météorologique doit être évoqué " + mots à utiliser : confession, normale, initiales, photo, cheveux ]
Je revenais de ma petite balade quotidienne, double balade puisque baladeur branché aux oreilles et l'esprit peinard enrobé par une musique vaguement orientale que diffusait une radio locale.
Au détour du chemin, je crus être victime d'un mirage provoqué par cette mélodie : un chameau me fixait de ses yeux globuleux. Un vrai chameau, dont les deux bosses formaient une étrange rime visuelle avec le massif de Belledonne en arrière-plan. "La présence insolite de cet animal exotique serait-elle un effet spectaculaire du réchauffement climatique ?" me dis-je, en dépit de la relative fraîcheur de cette fin d'hiver. Je dois vous faire une confession : ces histoires de réchauffement climatique me laissent perplexe, mais cette présence animale n'était pas vraiment normale.
Heureusement, un peu plus plus loin, une lionne en cage, quelques lamas sans Dalaï , deux chevaux sans moteurs, un dromadaire sans carte postale, un âne sans bonnet et trois chèvres sans M. Seguin me rassurèrent sur l'état du climat et de ma santé mentale : un cirque s'était installé dans l'immense pré qui sert d'ordinaire de terrain de jeu. Aux initiales "A.F." peintes sur les caravanes, je compris qu'il s'agissait des Fratellini
Vous ne me croyez pas ? Vous pensez que mon histoire est tirée par les cheveux ? Eh bien, voyez cette photo en guise de témoignage :
En tout cas, ma petite-fille a bien aimé que ce soit "pour de vrai".
Mais les lions ? ... même pas peur !

Version n° 2
Le digueur "Arf" a proposé en com, pour plaisanter, quelques contraintes supplémentaires assez loufoques : "On ajoute trois personnages : "un pompier", "une hôtesse de l'air", et un "carreleur-pompiste" ! Et aussi trois situations : "un attentat dans le métro à coté du parc", "un éléphant évadé d'un zoo" et " l'augmentation des prix de la tomate." Et pour finir, et corser un peu l'affaire, on rajoute trois mots : "concombre" "mazout" et "anacoluthe" !
Je me suis donc amusé à pondre un autre texte.
Paul flânait dans le parc des Buttes-Chaumont, tout près de la station de métro où un attentat avait été déjoué quelques années auparavant. Il marchait, avec l'air heureux d'un éléphant échappé d'un zoo, et comme lui, la trompe guillerette dans la douceur de ce presque début de printemps. Par chance, dans une allée près du lac, il croisa une jeune et délicieuse gazelle heureuse d'avoir échappé au zoo familial. Ils échangèrent un sourire... Il s'arrêta, la fixa, fasciné. -- Vous voulez ma photo ? demanda-t-elle platement -- Et vous, vous habitez chez vos parents ?
Ils se mirent à rire tous deux et firent les présentations : --Je m'appelle Paul, je suis C.P. --Ah ????.. C.P.... ? --Oui, C.P., les initiales de "carreleur-pompiste" --??? --Oui, je vends de l'essence et je vole carrément les clients.. --Très drôle... Moi je m'appelle Sonia. Je vole aussi : je suis hôtesse de l'air. -- Vous en avez l'air... et la beauté.
Bref, je vous passe les détails de leur conversation. Sachez simplement qu'il ne fut pas question de l'augmentation du prix de la tomate ou du concombre. Mais on parla de "pompier". En effet, de fil en aiguille, après avoir fait plus ample connaissance, ils en vinrent à envisager des activités moins verbales mais où la langue prend toute sa part.
[ passage auto-censuré]
"-- Mazout !" s'écria-telle -- Chez moi, on dit "mazette". Vous êtes étrangère ? -- Non, mais les gens qui m'attirent, je leur dis ça quand mon poil commence à chauffer. Je vous fais-là une drôle de confession, non ? A part ça, je suis tout à fait normale. -- Vous savez que vous avez fait également une anacoluthe, là ? -- Ah bon ? Une anaco... quoi ?... Mais peu importe, venez, je sais faire bien d'autres choses, ajouta-t-elle en lui caressant... les cheveux
Jeu d'écriture n° 3
Thème "identité sexuelle"
[consigne : 15 lignes ! ]
Elle le regarde, longuement , semble hésiter, puis lui confie :
- Parfois, je rêve de devenir un homme... - Ah bon ? s'étonne-t-il. - Oui, - Eh bien, ça te ferait une belle jambe... - Surtout une belle queue ! - Comme celle des paons ? - Idiot... - Et puis, tu deviendrais rasoir, non ? ajoute-t-il - ??? - Tous les matins , devant la glace. Tu t'imagines en femme à barbe ? - Mais non, puisque je serais devenue un homme. - Tu sais, il reste toujours des traces de son passé. Moi, j'ai été oiseau dans une vie antérieure, eh bien, j' éprouve parfois l' irrépressible envie de voler... - à l'étalage ? - Mais non, en avion ! Alors, j'ai quelques heures de vol ! - Au fait, toi, ça te dirait d'être une femme ? - Quoi ? Ah, pour le coup, ça me ferait une belle jambe ! En bas de fine soie sur de hauts talons.. Mais non, trop peur de me casser la figure, que j'aurais belle, bien sûr. - Ouah, les clichés ! Et présomptueux, avec ça ! - Parfaitement ! Oui, je rirais "de me voir si belle en ce miroir" et je tomberais amoureux de moi. Eh oui, il reste toujours quelque ch.. - Oui, ça va , j'ai compris, le coupe-telle, agacée. - Tu imagines ma vie sentimentale... Invivable. ! Mais, je suis au delà du nombre de lignes, là ! - De coke ? C'est pour ça que tu délires ? - Mais non, ma poule, - Ma poule ! ? tu exagères.. Quelle vulgarité. - C'est à cause de "ta coke"... Tiens , "ta coq" ! Encore un problème d'identité sexuelle ! Mais non, je voulais dire au delà de la quinzième ligne de texte : c'est Brindille qui nous brime... Alors, si tu décides de rester une femme, pour explorer plus avant nos "identités", je t'invite... Je connais un petit restau dans le Marais. "Mal fréquenté", si tu vois ce que j'veux dire, mais la bouffe, excellente !
4月1日
Surprise !
Pour le 1er avril, un poisson et une surprise :
La surprise, c'est qu'il n'y a pas de poisson.
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Merci, Sylvie, pour le com sur le billet précédent.
Tu es la gagnante du grand jeu :
" <Qui publiera en une fois le premier et dernier commentaire sur un billet ?"
Je vais demander à Bistroman de t'envoyer son désormais célèbre T shirt.
Quelle taille ?
(Grâce à Chananna, ce texte est désormais hors de propos.
Je le laisse quand même, "just pour l'fun" comme on dit chez les maudits q..becois
Sylvie, va falloir négocier hardos , maintenant, pour obtenir le T shirt bistromanien .
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